Ecrouer et punir : les registres de la prison du Palais au XVIIIe siècle
Mardi 10 janvier 2012 à 19h00 à l'Institut et Musée Voltaire
Conférence de Mme Julie Doyon (Université de Paris XIII-Nord) dans le cadre de l'exposition "Commissaire Voltaire".
La prison d’Ancien Régime n’est pas l’espace de retranchement du corps puni dont Michel Foucault décrit l’émergence dans Surveiller et punir (1975). Lieu de « sûreté », son rôle est de « tenir sous bonne garde » les accusés emprisonnés dans l’attente de leur jugement définitif. Entre 1690 et 1775, sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV, plus de 40 000 accusés transitent ainsi par la Conciergerie, sur l’Île de la Cité, avant d’être jugés par les prestigieux magistrats du parlement de Paris. Obligatoirement tenus par le greffier de la Conciergerie depuis le XVe siècle, les registres d’écrous détaillent l’identité de l’accusé, les motifs de son arrestation, ainsi que sa condamnation définitive. Les registres de la geôle parisienne matérialisent le besoin croissant d’encadrement de l’appareil punitif. L’enregistrement des prisonniers permet de lutter contre les incarcérations abusives et d’assurer la légalité de l’emprisonnement. Méticuleusement tenus et contrôlés, ils sont un outil de la « police des prisons » permettant de « mieux surveiller pour mieux punir ». Aussi forment-ils un remarquable observatoire des transformations de la justice criminelle au cours du XVIIIe siècle.
33º encontro da APHES, a realizar no Bom Jesus, em Braga, 15-16 de Novembro de 2013.
Para mais informações, consulte o site do encontro no endereço http://www3.eeg.uminho.pt/aphes33
Sunday 16 and Monday 17 March 2014 in Frankfurt/Main, Germany
Associação Portuguesa de História Económica e Social
Rua Miguel Lupi n.º 20, 1200-078 Lisboa - PORTUGAL
Telf. +351 21 392 59 28, Fax. +351 21 392 59 40